
Un Long Métrage
France, 1864
LOGLINE
Dans l'attente de son exécution pour avoir pratiqué un avortement illégal qui a sauvé la vie d'une femme, un médecin renommé écrit les lettres qui révèlent que le Dr Claude Bonhomme n'a jamais existé.PRÉMISSE
Pendant trente ans, Claude mène une double vie en tant que médecin respecté sous une identité masculine, tout en utilisant discrètement ce qu'elle apprend derrière les portes closes pour orchestrer la chute et la mort des membres de sa famille qui se dressent entre elle et sa liberté.
Écrit par Rosalind McKenna ~ Développé par Silver Road Media SAS ~ En association avec Solaire Film District

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France, 1833–1864. Une société de hiérarchies rigides, de commerce colonial et de médecine institutionnelle — où les règles régissant qui peut prendre la parole, qui peut exercer, et qui peut hériter ne sont pas de simples coutumes, mais des lois appliquées avec tout le poids de l'État.
Les femmes sont légalement exclues de l'enseignement universitaire et de la profession médicale. Leur témoignage n'a aucune valeur devant un tribunal. Leurs biens reviennent automatiquement à leurs proches masculins. L'architecture de la vie civile française repose sur le postulat que les femmes sont des dépendantes — à gérer, à marier et à contenir dans la sphère domestique.
Ce que cette architecture ne prend pas en compte, c'est l'observation. Le silence est confondu avec le vide. Les femmes présentes dans la pièce lors de consultations médicales, de discussions juridiques et de négociations commerciales sont traitées comme des meubles plutôt que comme des témoins. Personne ne songe à dissimuler quoi que ce soit à quelqu'un que l'on suppose ne rien comprendre.
Dans ce monde, les mêmes connaissances et les mêmes capacités ne sont reconnues que lorsqu'elles se présentent sous la bonne identité. Une femme qui pose un diagnostic correct est en train de deviner. Un médecin qui pose un diagnostic correct exerce la médecine. La différence n'est pas la compétence — c'est le nom sur la porte.
Ce n'est pas un monde qui pousse Claude vers la tromperie par ambition. C'est un monde qui fait de la tromperie la seule forme d'intégrité disponible. La tension ne réside pas dans l'action, mais dans l'intériorité — dans ce que les personnages savent, ce qu'ils choisissent de dissimuler, et ce qu'ils comprennent fatalement de travers sur la personne qui se tient devant eux.



Claude devient l'un des médecins les plus respectés de France parce qu'elle écoute les femmes que tout le monde ignore. Ses patientes lui confient les conflits intimes dissimulés au sein de leurs familles — et elle utilise ces informations pour protéger les femmes partout où elle le peut, et si nécessaire pour écarter ceux qui se dressent entre elle et la fortune qu'elle entend consacrer à la création d'un hôpital où les femmes sont traitées avec dignité. Ni héroïne ni villain : une survivante qui comprend que l'influence s'exerce en coulisses, et qui en tire parti avec précision et sans remords.
Lucien offre à Claude la seule chose qu'elle ne peut obtenir par elle-même : une identité masculine. Elle transforme ce don en brillance tandis qu'il dilapide chaque opportunité que lui confère son sexe. À mesure que la réputation de Claude grandit, Lucien est contraint d'affronter la vérité humiliante que la vie qu'il a gâchée est devenue la plus grande réussite d'une autre. Sa descente d'allié à adversaire constitue la colonne vertébrale morale du deuxième acte.
L'assistante éclairée de Claude — témoin, confidente, et la seule personne à qui l'entière vérité est confiée. Marie est aux premières loges du prix que Claude paie pour une vie de tromperie et finit par tout risquer pour assurer la fuite du médecin. Lorsque la loi change enfin, elle accomplit la plus grande ambition de Claude en devenant elle-même médecin : réalisant ouvertement ce que Claude avait été contrainte d'accomplir déguisée.
Claude Vallier grandit dans un foyer où l'éducation est un privilège distribué selon le sexe. Ses frères assistent aux cours ; elle écoute derrière la porte. Son père conduit des consultations médicales dans la pièce d'à côté ; elle mémorise chaque mot. Elle observe son oncle Henri — un homme qui n'élève jamais la voix — déplacer des fortunes, réduire des adversaires au silence et déterminer les résultats par la seule information. Elle enregistre la leçon.
À treize ans, elle falsifie la signature de son père. Le document expose la fraude d'assurance coloniale de son fiancé avec une précision suffisante pour le ruiner. L'enquête se conclut par son exécution. Claude comprend, pour la première fois, ce que vaut exactement la connaissance.
À Montpellier, elle convainc son frère Lucien de l'emmener avec lui. Tandis qu'il profite de toutes les libertés que l'université accorde aux hommes, elle accomplit la formation médicale — discrètement, entièrement, déguisée. Lorsqu'ils partent, c'est elle qui emporte le diplôme. Lui emporte le nom.
En tant que Dr Claude Bonhomme, elle bâtit l'une des pratiques les plus respectées de France. Ses patientes sont des femmes rejetées par tous les autres médecins, et elles récompensent son attention par leur confiance — les conflits privés au sein de leurs mariages, leurs domaines, leurs familles. Claude écoute en médecin. Elle agit comme Henri le lui a enseigné : avec précision, dans l'ombre, écartant ceux qui se dressent entre elle et l'héritage qu'elle n'était jamais censée recevoir, réorientant la fortune vers l'hôpital qu'elle entend construire.
L'arrestation survient après qu'elle pratique un avortement illégal pour sauver la vie d'une jeune femme. Le Dr Bonhomme est condamné à mort.
Depuis sa cellule, Claude écrit les lettres. Elles nomment la supercherie qu'elle a maintenue pendant trente ans, les femmes qu'elle a protégées, les hommes qu'elle a déjoués, et la vie qu'elle a construite à partir de ce qu'on ne lui a jamais accordé. C'est, enfin, une confession faite entièrement à ses propres conditions.

Claude Vallier est une femme d'une intelligence exceptionnelle à qui l'on refuse l'éducation, l'identité professionnelle et l'indépendance économique parce qu'elle est une femme. Le film ne demande pas au public de l'admirer pour avoir survécu à cette exclusion. Il lui demande d'assumer pleinement la complexité de ce que cette survie a exigé.
Claude sauve des vies. Elle crée des possibilités qui n'existent sous aucune forme légitime pour les femmes. Elle manipule aussi les gens avec précision, et arrange les circonstances de telle sorte que ceux qui lui font obstacle se détruisent eux-mêmes. Le film tient ces deux réalités simultanément, sans résoudre la tension entre elles.
Son exécution imminente oblige le public à affronter une question à laquelle le film refuse de répondre à sa place : quelle part de la criminalité de Claude lui appartient vraiment, et quelle part a été engendrée par un monde qui ne lui a laissé presque aucune voie légitime vers la vie dont elle était capable ? Les lettres qu'elle écrit depuis sa cellule ne sont pas des aveux. Elles sont un règlement de comptes — et c'est au public de décider ce qu'elles signifient.
Rosalind McKenna — Scénariste · Productrice · Fondatrice
Rosalind McKenna est une scénariste et productrice britannique basée en France. Son parcours professionnel couvre la production cinématographique, la gestion de studio et l'écriture de scénarios, lui conférant une expérience à la fois créative et pratique de la réalisation de projets audiovisuels.
Elle a précédemment fondé et dirigé Silver Road Studios à Londres, une société de production cinématographique et télévisuelle dont les clients comprenaient la BBC, Disney, ITV, Channel 4 et National Geographic.
En tant que productrice, elle a produit le long métrage Breaking Down (2014) et dispose d'un profil IMDb.
Elle développe actuellement un catalogue de projets originaux de cinéma et de télévision par l'intermédiaire de Silver Road Media, notamment Flocking Pixels, The Fourth Lineage, LETTRES DES CONDAMNÉS et Wait for Me.
LETTRES DES CONDAMNÉS est né d'une question sur l'autorité : pourquoi les mêmes connaissances, les mêmes capacités et la même formation ne deviennent-elles acceptables que lorsqu'elles sont présentées sous la bonne identité ? L'histoire d'une femme qui a passé trois décennies à vivre en tant qu'homme pour exercer la médecine n'est pas simplement une curiosité historique. C'est une illustration précise du fonctionnement de l'exclusion professionnelle — et des longueurs extraordinaires auxquelles des personnes d'exception sont poussées lorsque les voies légitimes leur sont fermées. Le projet s'appuie sur l'intérêt de longue date de McKenna pour les accomplissements féminins cachés, les structures qui déterminaient à qui les capacités étaient autorisées à exister publiquement, et la complexité morale de la survie au sein de systèmes conçus pour exclure.
POURQUOI MOI
LETTRES DES CONDAMNÉS est né de ma fascination pour les femmes dont les vies ont été diminuées, déformées ou simplement effacées de l'histoire. Je voulais explorer ce que l'intelligence, l'ambition et l'indépendance pouvaient coûter à une femme lorsque les libertés nécessaires à leur exercice appartenaient presque exclusivement aux hommes. En Claude, j'ai créé une femme qui refuse la vie qui lui est prescrite et en construit une autre, au prix d'un risque personnel extraordinaire. Je suis particulièrement attirée par la redécouverte de perspectives féminines oubliées de l'histoire et par l'imagination des vies que les femmes auraient pu vivre lorsque le talent et l'ambition se heurtaient aux restrictions qui leur étaient imposées.

LETTRES DES CONDAMNÉS se déroule en 1864, mais sa question centrale demeure contemporaine : dans quelle mesure la liberté d'une femme dépend-elle de l'autorité que la société est prête à lui accorder ? Claude découvre qu'en vivant en tant qu'homme elle peut étudier, exercer la médecine, gagner le respect et jouir de libertés qui lui sont refusées en tant que femme ; des idées rejetées lorsqu'elle les exprimait en tant que femme sont soudainement prises au sérieux lorsque les mêmes mots viennent d'un homme. Plus de 160 ans plus tard, l'autonomie corporelle des femmes, leur autorité professionnelle et leur égalité restent contestées, tandis que des droits autrefois considérés comme acquis se sont révélés susceptibles d'être remis en cause. Fondé sur une extraordinaire histoire vraie, le film pose la question : qu'est-ce qui a changé, et dans quelle mesure la liberté des femmes dépend-elle encore du fait d'être entendue, crue et respectée ?
Un thriller historique intelligent et sombrement comique, porté par le caractère, la tromperie et l'ambiguïté morale. Le film est intime et intérieur — le suspense naît du mouvement de l'information plutôt que de l'action physique. La lumière des bougies, la pierre humide, l'encre sur le papier : un monde de surfaces qui dissimulent et révèlent. Un cinéma littéraire de prestige à l'architecture d'un thriller.
Portrait de la jeune fille en feu · La Favorite · Ammonite · Noblesse Oblige · Le Discours d'un Roi
Long métrage de prestige international en costume avec une forte protagoniste féminine, une structure commerciale de thriller et un potentiel aux récompenses. Public adulte en quête d'un cinéma intelligent et centré sur les personnages, à portée internationale. Sortie en salles soutenue par les ventes internationales et les plateformes de streaming premium. Stratégie festival : Cannes · Venise · Toronto · London Film Festival · San Sebastián.

€8–15 millions
Coproduction franco-britannique combinant financements publics, investissements privés, incitations à la production, préventes et avances sur distribution.
Packaging en cours · Production prévue T2 2027 · Livraison anticipée T2 2028
Long métrage historique international de prestige. Thriller historique à forte protagoniste féminine. Structure de coproduction franco-britannique. Éligible aux financements publics et aux incitations à la production. Potentiel festival et récompenses. S'aligne avec les organisations, investisseurs et organismes de financement recherchant des projets à fort impact culturel, éducatif et sociétal mesurable.

Deux scènes tirées de LETTRES DES CONDAMNÉS, choisies pour illustrer le ton du film, son registre sombrement comique, et le moteur dramatique au cœur de l'histoire : l'intelligence stratégique extraordinaire de Claude, opérant au grand jour. La première scène établit la dynamique d'enfance entre Claude et Lucien, et le moment où Claude décide d'agir. La seconde les place à Montpellier, où l'arrangement qu'ils ont construit est mis à l'épreuve par l'arrivée inattendue de leur père.
Ces deux scènes sont tirées du scénario complet, disponible en intégralité sur demande.
Silver Road Media SAS
Écrit par Rosalind McKenna
En association avec Solaire Film District
info@solairefilmdistrict.fr
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